Changement

Changement
Eh ouais, je fais un nouveau blog, et c'est par ici :








http://x-iloka-x.skyblog.com


CE BLOG CI EST FINI!

# Posté le dimanche 28 janvier 2007 14:59

Modifié le vendredi 06 juillet 2007 15:46

Bolchoï : Hier, Aujourd'hui et Demain

Bolchoï : Hier, Aujourd'hui et Demain
Du fond des nuits
Du fond des temps
Claquent les fusils
Résonnent les chants
Fleurs de misère
Ronces de colère
Repoussent de sous les pierres
Nourrie du sang de tous nos frères
Ne meurt jamais la mauvaise herbe
Sang des braves, sang prolétaire
A jamais camarades

Comme le jour
Et comme hier
Les poings toujours
Se dressent fiers
En rouge en noir
Reste l'espoir
Le goût de la victoire
Se lève une jeunesse sans maître
Sans dieu, sans césar, sans tribun
Unie pour la lutte et la fête
A jamais camarade

Antiracistes, Antifascistes, Communistes, Anarchistes
Nos idéaux, notre drapeau appellent le Monde Nouveau
Un avenir de liberté, de pain, de solidarité
Un autre futur, l'humanité
A jamais camarade

# Posté le samedi 27 janvier 2007 18:13

Destin Aveugle - Deuxième Chapitre, Première partie

Destin Aveugle - Deuxième Chapitre, Première partie
J'ai recommencé le deuxième chapitre ^^ Il est mieux, nan? :O


Destin aveugle
Deuxième chapitre, première partie.



Le jour où j'ai rencontré Sabrina, il neigeait aussi.
J'avais les lèvres gercées, les mains gelées, je serrais fort ma guitare contre moi et tentai désespérément de réchauffer mes articulations en grattant quelques morceaux : à force, je ne sentais plus la douleur et mes articulations étaient effectivement bien chauffées, mais bordel, je crois que mes doigts saignaient.
Ma touffe de cheveux rose tombait dans mon ½il droit, mais je ne prenais plus la peine de bouger pour l'en enlever car un courant d'air froid vicieux et sans pitié serait venu se glisser dans mon blouson.
Mon ½il gauche lui, était gêné par ces gros flocons qui nous tombaient du ciel, tels des soldats en parachute, lourds, mais déterminés à s'écraser sur le sol et sur les gens.
- « Hey, mec, va tomber sur quelqu'un d'autre, j'ai froid moi! »
C'est dingue, ce que l'on peut dire à voix haute sans s'en rendre compte. Une vieille femme me regarda, l'air stupéfaite, limite outrée. Elle était petite, grasse, maquillée à outrance et portait un horrible collier de perles, dissimulé à moitié sous son grand manteau rouge vif. Elle trimballait un petit chihuahua couvert d'un manteau rose, ah! pauvre bête. Il ressemblait à un malabar mal mâché, fraîchement craché. Il se léchait les babines en trottinant comme un con, dansant sur la neige devant sa grosse maîtresse.
- « On peut pas s'permettre de regarder les gens comme ça quand son chien a une tête de bite! Tel maître, tel chien, comme on dit. » Ses yeux sortirent de leurs orbites, et sa mâchoire s'ouvra tellement qu'elle en toucha presque le sol, à mon impression. Elle tourna la tête et m'ignora, comme une diva. Mais un chewing-gum, même à quatre pattes, ne suffit pas pour être une star. J'aurais aimé le lui dire, mais j'avais mal aux lèvres.
Pas la peine, elle ne m'aurait pas écoutée de toute façon.
J'arrêtai soudain de gratter ( j'arrivais à insulter tout en jouant, quel don ! ) et contemplai cette buée qui sortait de ma bouche, au rythme de ma respiration, je respirai un grand coup et sentis l'air froid, agressif, me glacer les poumons. Je toussai violemment et lâchai ma guitare.
- « Je vais crever d'froid!pensai-je. J'vais crever d'froid là, comme un tas d'merde, comme...comme un rien. J'veux pas mourir , nan! »
Sentiment de panique au fond de mon être, tout au fond de mes entrailles, qui voulait animer mon corps, qui bouillonnait dans mon ventre : mais ce corps était gelé, tellement que même mon c½ur semblait se figer, parfois : dur comme la pierre mais pourtant fragile.
Je me laissai tomber en arrière, me callant contre ce vieux mur crasseux : je n'avais pas le courage de me pencher pour reprendre ma guitare mais surveillai tout de même qu'un blaireau n'essaye pas de m'la piquer ou de marcher dessus. Un frisson me parcourut la colonne vertébrale, le froid m'assassinait à petit feu. Je plongeai une main dans une poche de mon perfecto et tirai une clope de mon paquet de cigarettes, qui se cachait bien au chaud, puis dans une poche de mon vieux jean, je pris mon zippo.
Ah, je sentais la fumée rentrer en moi, me réchauffant, heureusement que le poison était là pour me sauver la vie...
Un homme, d'environ la trentaine, se baissa pour poser une pièce dans ma casquette, mais ne m'offrit pas un regard, il se releva aussitôt et reprit sa route, comme s'il avait honte du geste qu'il venait de faire.
- « Merci! » dis-je en essayant, en vain, de sourire.
Avec le froid, et l'habitude de faire face à une telle ignorance, il était difficile de donner ne serait-ce qu'une esquisse du plus minime des sourires qui soit.
- « JOYEUX NOEL! » crie-je ironiquement à la foule qui défilait devant moi.
Calant mon tube de mort industrialisée entre mes lèvres, je pris d'une main la petite poignée de pièces qui m'attendait dans ma casquette et la fourrai dans ma poche, posai mon couvre chef miteux sur ma petite tête de miséreuse et tendis ensuite un bras courageux vers ma guitare pour la poser à mes côtés.
J'avais la flemme de jouer, ras le bol, de gratter pour trois fois rien. Mais qu'espérer un jour de fêtes? Les gens dépensent pour eux, leur famille...mais en y réfléchissant, c'est aussi tout ce qu'ils faisaient le reste de l'année.
- « Rh j'en ai marre! »
Un môme, qui marchait, entraîné par le pas pressé de sa maman qui lui tenait fermement la main, me fixa, l'air hébété : vraie gueule de con. Il devait être de la famille du chihuahua, celui là! Il avait la tronche type du chieur qui pousse les mères à aller voir un psy.
Je soupirai, fermant les yeux, la tête tournée vers le ciel, me noyant dans le brouhaha. Un bruit indéfinissable attira mon attention : il se détachait de la foule, de cette masse qui semblait ne faire qu'une personne, formée d'insouciants joyeux qui n'avaient que pour seule envie de dépenser leur argent. C'était un bruit léger...mais pourtant parfaitement audible, de par sa différence. Un bruit plaintif...qui sa rapprochait! J'ouvrai les yeux et c'est là que je la vis : elle s'écroula à genoux, en face de moi, je la voyais de profil et ses longs cheveux bruns ondulés cachaient son visage, mais la voyant trembler, haleter, je devinai qu'elle pleurait. C'était cette fille, mon bruit bizarre.
La populasse continuait de se mouvoir dans la brume du froid hivernal, sans se soucier de cette jeune boule de tristesse qui venait de s'effondrer à leurs pieds, mais moi je ne pouvais l'ignorer : insignifiante au milieu de tous ces pantins, elle illuminait pourtant tout mon espace visuel, rendant invisible ces b½ufs l'entourant.
Un homme, pressé, se cogna contre elle en marchant et l'insulta de tous les noms, énervée je me levai d'un bon et me dirigeai droit vers la jeune fille, je la saisis par le bras et le força à marcher, encore courbée et les jambes flageolantes, vers mon petit coin de zonarde.
Elle tomba lourdement par terre, son dos se cogna brutalement contre le vieux mur mais elle ne sembla même pas le remarquer, elle leva les genoux au niveau de son menton et sa tête bascula entre ses bras.
Avait-elle seulement remarqué que quelqu'un l'avait déplacée?
- « Hey... »
Je posai une main hésitante, délicate sur son épaule : je sentais les vibrations au travers de ma main, je sentais sa tristesse vibrer en moi. Je la retirai, un peu gênée de toucher ainsi une inconnue en larmes.
Soudain, elle cessa de pleurer bruyamment et se mit à hoqueter, elle tourna légèrement la tête vers moi: ses yeux noirs, pochés, larmoyants, me regardaient avec curiosité, je découvrais ses lunettes à montures rectangulaires qui étaient complètement de travers sur son visage.
- « Salut. osai-je.
- Salut... répondit-elle timidement.
- Qu'est-ce qui t'arrives ma grande?
- J'me suis perdue. J'suis partie de chez moi en courant, et j'me retrouve là. Je sais pas où je suis, d'où je suis venue ni où j'dois aller. Pourquoi j'suis partie... »
Elle commençait à avoir du mal à respirer, semblait paniquer.
- « Calme-toi... » dis-je calmement, mais fermement. Elle se remit à respirer normalement et me regarda avec de grands yeux remplis d'espoir, comme imaginant que la réponse à ses problèmes allait venir de moi.
- « Merci. dit-elle. Merci de m'avoir empêché de me faire piétiner par tous ces gens. Tu n'étais pas obligée.
- Bah, c'est rien... »
Elle me dévisagea, me regarda avec attention : son regard s'arrêta sur mon vieux jean déchiré, mon perfecto, le tatouage que j'avais dans le cou, mon piercing à la lèvre, puis les piercings à mes oreilles, et enfin mes cheveux roses, sur le côté droit de ma tête, je voyais ses yeux aller du côté droit au côté gauche, où mes cheveux étaient courts et noirs. Peut-être n'avait-elle jamais vu quelqu'un comme moi?
Puis elle regarda ma guitare, et je crus voir un petit sourire s'amorcer sur ses lèvres :
- « Comme ça, on pourrait croire que tu es musicienne de rue » sourit-elle, pour faire la conversation.
Si elle était venue deux minutes plus tôt, elle aurait vu ma casquette pleine de pièces et aurait compris, mais je venais de l'enlever, c'est vrai.
J'eus un petit rire gêné et elle reprit :
- « Oh merde, quelle conne...
- C'est rien ! Répondis-je en riant.
- Nan excuse moi j'suis vraiment conne des fois, c'était évident.
- T'es pas trop en état de réfléchir, plutôt.
- Ouais, la bonne excuse.
- Et je n'suis pas musicienne de rue...
- ...oh nan alors là...
- ...j'préfère dire : artiste de rue, ça fait plus classe. »

Mon regard se perdit dans le vague, en direction de la foule, je tirai une grande latte sur ma cigarette, puis me concentrai sur la fumée qui sortait de mon nez.
- « Pourquoi une jeune fille comme toi pleure en courant dans la rue, et le jour de Noël, en plus?
- Je hais Noël.
- A qui l'dis-tu! »

Elle tourna soudain la tête, comme gênée par ce qu'elle venait de dire. Elle devait se sentir conne de se plaindre devant une nana qui joue de la guitare sous la neige pour gagner quelques pièces. Forcément, la jeune fille larmoyante avait dû deviner que ce n'était pas mon jour préféré à moi non plus.
- « Pourquoi? Demandai-je avec aise, je m'en foutais un peu d'être indiscrète au point où j'en étais. Tes parents t'offrent pas d'cadeaux?
- Hm, si...trop même. Ils croient qu'il suffit de m'acheter, puis de ne plus s'occuper de moi le reste de l'année. Et...et je raconte ma vie à une parfaite inconnue.
- T'occupes. On peut parler tranquillement, on va cracher sur Noël toutes les deux en regardant passer les chihuahuas, et les vieilles pétasses, et les mômes mal torchés...
- Quel amour pour ton prochain !
plaisanta-t-elle.
- Ouais, j'aime excessivement les gens, c'est ça mon problème. »
Enfin, ma demoiselle riait. Je sais pas trop ce que je foutais à remonter le moral d'une fille que je ne connaissais même pas, alors que j'étais sans doute dans la merde trois fois plus qu'elle, mais elle m'inspirait de la sympathie.
- « Tiens ».
Je lui tendis ma clope. Elle la regarda sans rien dire, sembla hésiter un instant puis la pris enfin entre ses doigts.
- « C'est le calumet d'la paix! déclarai-je. Quand on aura les poumons bien pourris on sera unies par les liens du cancer. C'est beau, la vie, vive Noël ! »
Je jetai de la neige au dessus de ma tête, comme des confettis.

# Posté le vendredi 26 janvier 2007 14:58

Modifié le samedi 27 janvier 2007 04:25

Citation d'la nouit

Citation d'la nouit
Faites des grimaces dans mon dos tant que vous voulez, mon cul vous contemple.

- Gustave Flaubert -

# Posté le dimanche 21 janvier 2007 16:35

Hypocrisie

Hypocrisie
Si je devais résumer ma vie, je dirais : déception, trahison, coups d'pute, alcool.
Ce qui me déçoit, en faisant une conclusion de tout cela c'est qu'aujourd'hui, je peux aimer profondément une personne, je me méfierai toujours.
Un peu comme un chat, qui hésiterait à s'approcher de toi, si tu lui fais accidentellement mal une fois...
Depuis toute petite, je faisais trop confiance aux gens, la naïveté d'la jeuneusse, c'est mignon après tout. Et puis plus j'accordais ma confiance, plus j'étais déçue et anéantie à la fin : déception, trahison.
Alors j'ai rencontré d'autres personnes qui m'ont fait du bien, énormément de bien, après m'être promis : tu ne feras jamais plus confiance à personne et là : autre coup d'pute => alcool. C'est pour ça que les hypocrites me font vomir, et en particulier l'hypocrisie de cette société...
J'ai fini par faire mal aux gens avant qu'ils ne m'en fassent, par protection. J'ai pourri bien des relations, anéantie plus d'une personne...et je m'en rend compte seulement aujourd'hui.
Je ne sais pas si je pourrais de nouveau faire entièrement confiance à quelqu'un, même si je le veux, c'est comme de se prendre une balle dans la jambe et de s'dire : j'ai envie de marcher.




......................................................Je veux marcher.



Dis moi que tu m'aimes, je veux pas mourir :(

# Posté le dimanche 21 janvier 2007 09:57